Projet : L’accueil de l’enfant différent

Projet du Relais Petite Enfance : Sensibilisation à l’accueil de l’enfant en situation de handicap et/ou de maladie chronique

Chaque année, 10% des enfants naissent avec un trouble du neuro-développement. Si les professionnels de la petite enfance sont les mieux placés pour identifier les difficultés, ils n’ont cependant pas toujours les moyens d’objectiver leurs inquiétudes et d’aborder avec les parents la question d’un développement inhabituel.

Des rencontres-débats sont proposée depuis 2019, sur le territoire du relais en direction des familles, des assistant maternels, des autres professionnels de la petite enfance des communes, des partenaires de la parentalité autour de thèmes comme le développement du cerveau, les effets des écrans, les perturbateurs endocriniens, les troubles neuro-développementaux…

 

Pollution : impact des perturbateurs endocriniens sur la santé et le développement du jeune enfant

Extraits de la Conférence proposée par le Dr G. Nalbone, Directeur de recherche émérite à l’INSERM, correspondant du Réseau Environnement Santé, le Vendredi 15 Novembre 2019.

Les données scientifiques s’accumulent montrant que la pollution chimique dont font partie les perturbateurs endocriniens (PE) dégrade non seulement la biodiversité mais aussi contribue pour une part importante à la forte progression des maladies chroniques (cancers hormono-dépendants, obésité, diabète, infertilité, etc.). ​

Les propriétés toxicologiques particulières des PE bouleversent les principes de la toxicologie classique (la dose fait le poison) et imposent une nouvelle approche du danger chimique. ​

Les progrès remarquables de l’épigénétique de ces dix dernières années ont mis en évidence le processus de programmation in utero de la santé et des maladies chez la descendance sous l’influence des facteurs environnementaux (stress, alimentation, PE…). Il apparait face à ces nouvelles données que la femme enceinte, le bébé et la jeune enfance doivent être en priorité protégés de ces substances.​

Il est indispensable que l’information de la population sur le danger des PE soit dispensée au plus grand nombre (jeunes, adolescents, adultes, couples désirant procréer, femmes enceintes, parents) pour faire émerger une prise de conscience collective sur la prévention. En attendant une grande loi sur la santé environnementale, il existe au quotidien des moyens individuels et collectifs simples pour réduire son exposition, bien souvent à notre insu, à ces substances.

Selon l’OMS, un perturbateur endocrinien est « une substance ou un mélange de substances étrangère à l’organisme, qui altère  les fonctions du système endocrinien et de ce fait induit des effets délétères dans un organisme intacte ou sur ses descendants »

Il y a environ 140 000 molécules de synthèses sur le marché, entre 1500 et 3000 posent problème sur la santé dont les perturbateurs endocriniens.

Avec un constat sur le développement de l’enfant :  Augmentation du nombre cancer pédiatrique de 1%, rajeunissement des cas de diabète, des cas d’obésité, d’AVC, de cancer des testicules ou de puberté de plus en plus précoce. 

Comment les éviter au maximum ?

Voici quelques pistes :

Par la prévention et l’information du consommateur, du parent (lire les étiquettes des produits, utiliser des applications type Yuka…)

Par la nourriture, manger des produits frais (si possible BIO), ne pas consommer de produits industriels transformés-plats préparés…- ne pas réchauffer de plats en plastique dans le micro-ondes mais privilégier le verre, la céramique, privilégier l’eau du robinet pour la préparation des biberons plutôt que l’eau stockée pendant des mois dans des bouteilles en plastique…

Par l’aération quotidienne de sa maison (l’air intérieur est souvent plus pollué que l’air extérieur) – matin et soir-

Par le nettoyage de sa maison avec des produits de base : vinaigre blanc, savon de Marseille…

« Une maison trop propre est une maison polluée »

Par l’achat de vêtements d’occasion (déja lavés de nombreuses fois, ils sont débarrassés des résidus de produits chimiques)

 Qualité de l air.pdf

 LISTES PERTUBATEURS ENDOCRINIENS.pdf

 D’autres pistes pour aller plus loin.pdf

 Guide-Ma-maison-sans-Perturbateurs-Endocriniens-Tarn-CD81.pdf 

Des supports nombreux sur l’utilisation des écrans et leurs effets sur le développement du jeune enfant

Affiche Bougribouillons Ecrans.pdf

Magazine Pomme d’api Article Ces écrans trop attirants.pdf

Magazine Pomme d’api Article Enfant face aux écrans ça va pas la tête.pdf

 

Un article du journal Le monde, du 31 mai 2017, signé par de nombreux médecins : LE MONDE SCIENCE ET TECHNO – 31.05.2017 à 06h43 • Mis à jour le 31.05.2017 à 10h05 | Par Collectif

La surexposition des jeunes enfants aux écrans est un enjeu majeur de santé publique

Dans une tribune au « Monde », des médecins et professionnels alertent sur les graves troubles du comportement et de l’attention qu’ils observent de plus en plus chez les petits.

« Nous, professionnels de la santé et de la petite enfance, souhaitons alerter l’opinion publique des graves effets d’une exposition massive et précoce des bébés et des jeunes enfants à tous types d’écrans : smartphone, tablette, ordinateur, console, télévision. Nous recevons de très jeunes enfants stimulés principalement par les écrans, qui, à 3 ans, ne nous regardent pas quand on s’adresse à eux, ne communiquent pas, ne parlent pas, ne recherchent pas les autres, sont très agités ou très passifs. La gravité de ces troubles nous conduit à réinterroger les éléments déjà exposés dans des articles précédents. Captés ou sans cesse interrompus par les écrans, parents et bébé ne peuvent plus assez se regarder et construire leur relation. Les explorations du bébé avec les objets qui l’entourent, soutenues par les parents, sont bloquées ou perturbées, ce qui empêche le cerveau de l’enfant de se développer de façon normale.

Ces deux mécanismes – captation de l’attention involontaire et temps volé aux activités exploratoires – expliquent à eux seuls les retards de langage et de développement, présents chez des enfants en dehors de toute déficience neurologique.

Désorganisations du comportement

Mais comment comprendre les troubles plus graves que nous observons chez ces enfants présentant des symptômes très semblables aux troubles du spectre autistique (TSA) ? Des absences totales de langage à 4 ans, des troubles attentionnels prégnants : l’enfant ne réagit pas quand on l’appelle, n’est pas capable d’orienter son regard vers l’adulte ni de maintenir son regard orienté vers l’objet qu’on lui tend hormis le portable. Des troubles relationnels : l’enfant ne sait pas entrer en contact avec les autres. Au lieu de cela, il les tape, lèche, renifle… A ces désorganisations du comportement s’adjoignent parfois des stéréotypies gestuelles et, enfin, une intolérance marquée à la frustration surtout lorsqu’on enlève« son » écran à l’enfant. Lorsque nous interrogeons les parents, nous découvrons trop souvent la place centrale des écrans dans la famille. L’enfant est en contact permanent avec les écrans : de façon directe ou indirecte, quand un écran est allumé dans la pièce où l’enfant se trouve, ou lorsque le parent regarde son portable mais ne regarde plus son enfant.

Que s’est-il passé qui conduise à un tableau si grave ? Une expérience cruciale en psychologie, celle du « Still Face » menée par le docteur Edward Tronick en 1975 aux Etats-Unis, peut nous aider.

Manque de stimulation et d’échanges humains

Des bébés d’environ 1 an communiquent avec leur parent (échanges de sourire, pointage, babillage mélodieux…). Puis on demande à ce dernier de se détourner de l’enfant et de revenir vers lui en lui

présentant un visage sans expression émotionnelle pendant deux minutes. D’abord le bébé tente de relancer son parent avec des sourires orientés, des babillages modulés, un pointage pour partager une émotion.

Sans réponse du parent, il cherche à s’éloigner, à fuir ce qui est source de stress. Enfin il se désorganise : il émet des sons stridents, se jette en arrière, perd le contrôle de ses gestes. Il éprouve un état de stress intense. En prolongeant l’expérience, on verrait très probablement le bébé se replier sur des gestes d’autostimulation, adopter un regard errant et ne plus répondre aux sollicitations humaines, trop stressantes car irrégulières. Nous faisons l’hypothèse que des enfants de moins de 4 ans, présentant des symptômes proches des TSA, vivent depuis leur naissance des expériences de « Still Face » répétées par manque de stimulation et d’échanges humains suffisamment continus. Un bébé pour lequel ne s’est pas constitué l’accordage primaire avec son parent, grâce auquel se synchronisent les regards, la voix et les gestes, ne peut se développer de façon normale. Il ne peut accéder à une conscience de soi et développer un langage humain de communication et d’échange avec l’adulte. Lorsque nous demandons aux parents de retirer les écrans, nous observons des redémarrages : davantage de regards adressés, un temps d’attention prolongé, des échanges de sourires, un besoin de jouer, davantage de curiosité, un développement du langage.

Retard grave de développement

La surexposition aux écrans est pour nous une des causes de retard grave de développement sur laquelle nous pouvons agir de façon efficace. Ces symptômes ont un coût pour la société qu’il est urgent d’évaluer. Aujourd’hui, ces enfants sont adressés systématiquement pour un bilan hospitalier puis pour une prise en charge multidisciplinaire et entrent dans le champ du handicap. La première intention de tout professionnel de l’enfance devrait être de poser la question de l’exposition aux écrans. Ce problème doit être un enjeu de santé publique. Notre expérience de terrain nous montre que ce fait concerne tous les enfants quel que soit le milieu social dont ils sont issus, leur origine culturelle. Le même phénomène est observé dans tous les autres pays avec des campagnes de prévention déjà en cours. En Allemagne, elles ont lieu dans les crèches pour inciter les parents à regarder leur bébé ; à Taïwan, des amendes de 1400 euros peuvent être imposées à un parent qui laisse son enfant de moins de 2 ans devant les écrans.

Afin de prévenir ces graves retards du développement chez les bébés et les jeunes enfants, nous demandons que des campagnes nationales issues des observations et des recommandations des professionnels du terrain, sans conflit d’intérêts – c’est-à-dire qui ne soient pas liés à l’industrie du numérique et de l’audiovisuel ou aient pu être rémunérés de façon directe ou indirecte par cette industrie – soient menées en France et diffusées dans tous les lieux de la petite enfance. Nous demandons aussi que des recherches indépendantes soient menées par des professionnels du terrain, en coopération avec des chercheurs libres de tout conflit d’intérêts, dans tous les lieux publics de consultation de la petite enfance. »

Les signataires: Dr Anne Lise Ducanda et Dr Isabelle T errasse, médecins de PMI (protection maternelle infantile) au Conseil départemental de l’Essonne ; Sabine Duflo, psy chologue et thérapeute familiale en pédopsychiatrie (CMP, EPS V ille-Ev rard) ; Elsa Job-Pigeard et CaroleVanhoutte, orthophonistes (V al-de-Marne) cofondatrices de « Joue, pense,parle » ; Lydie Morel, orthophoniste, cofondatrice de Cogi’A ct (Meurthe-et-Moselle) ; Dr Sylv ie Dieu Osika, pédiatre à l’hôpital Jean V erdier de Bondy etEric Osika, pédiatre à l’hôpital Ste Camille de Bry -sur-Marne ; AnneLefebvre, psy chologue clinicienne en pédopsy chiatrie (CMP enfants et CMPadolescents, CHI 94) ; ALERTE (A ssociation pour l’éducation à la réduction dutemps écran, Dr Christian Zix , neuropédiatre, directeur médical du CAMSP de St-Avold (Moselle) ; Dr Lise Barthélémy , pédopsychiatre à Montpellier.

Un livret d’observation comme outil

La CNAF propose depuis 2021 un outil pour aider les parents et des professionnels de la petite enfance à mieux

repérer un développement inhabituel du jeune enfant.

Qui a créé ce livret? Que contient-il? Le livret a été élaboré par un groupe de travail associant la CNAF, des parents et les principaux acteurs du secteur de la petite enfance. Il est organisé en 4 parties :

  1. Une explication sur l’utilisation du livret et sur les étapes qui suivront après qu’il soit complété.
  2. Des grilles de questions organisées suivant l’âge de l’enfant. Par exemple « Tenir la tête droite » à 6 mois, « Faire des coucou » à 12, empiler 5 cubes à 24, ou encore « copier un cercle » à 36 mois.
  3. De l’information sur les troubles du neuro-développement et des conseils sur la façon d’accompagner les parents pour les professionnels de la petite enfance.
  4. Des liens vers les structures et services ressources 

Egalement disponible en ligne sur l’application des 1000 jours et le site Handicap.gouv.fr,

ce guide est diffusé par les Caf à l’ensemble de leurs partenaires de la petite enfance et mis à disposition des parents.

 Livret repérage professionnel petite enfance 060122.pdf

Cliquer pour suivre ce lien vers la vidéo de présentation du livret https://vimeo.com/tulipesetcie/review/671028274/e334c62df1)

 

L’accès des enfants différents aux modes d’accueil, à l’école et aux loisirs

 MISSION-NATIONALE-Accueil Loisirs et handicap 2018 Handicaps Brochure Ministère Education 2012

 

 

 Cet article est en cours de construction, nous vous invitons à revenir le consulter régulièrement

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